Pornographie illégale, « sexting/nudes », la Police cantonale sensibilise

Un phénomène, une mode, le sexting, communément appelé « nudes » par les jeunes, prend de l’ampleur aussi en Valais. Que doit faire un parent lorsqu’il découvre, sur le smartphone de son ado, une photo de celui-ci nu ? La Police cantonale vous apporte son regard sur cette problématique en vogue chez les jeunes.

L’accès à internet par les jeunes adultes, parfois même par des enfants, est devenu chose courante dès lors qu’il a été facilité par les smartphones. Aujourd’hui, les amours d’adolescents se vivent souvent, dans un premier temps, de manière virtuelle et l’échange de « sextos/nudes » est devenu monnaie courante. Cette pratique consiste à se photographier nu et/ou à filmer ses pratiques sexuelles pour ensuite les envoyer à son partenaire ou à des amis. Malheureusement, dans de nombreux cas, ces supports transmis avec confiance, se retrouvent partagés sur les messageries et les réseaux sociaux. Dès lors, ces contenus pédopornographiques seront accessibles à tous et circuleront à jamais sur la toile !

Ce qu’il faut savoir :

  • En Suisse, la majorité pénale est atteinte à 10 ans. Cela veut dire qu’un enfant de 10 ans et plus qui commet une infraction au Code pénal peut se retrouver devant le Juge des mineurs.
  • La pornographie, qu’elle soit représentée sous forme d’image, de vidéo, par des écrits et même par des enregistrements sonores est interdite aux enfants de moins 16 ans. (Article 197 du Code pénal)
  • Fabriquer des sextos/nudes étant mineur est interdit par la loi. En faisant cela, les jeunes créent de la pédopornographie (pornographie en lien avec les mineurs). Hormis la fabrication, il est également interdit de la rendre accessible, de la visionner, de la télécharger, de la diffuser et de la détenir. Dans de tels cas, les auteurs seront poursuivi d’office par la justice.

Cela n’arrive pas qu’aux autres !

Le phénomène est malheureusement bien présent en Valais. Il n’est pas rare que la Police cantonale reçoive des signalements d’institutions pour des photos et/ou des vidéos à caractère pédopornographique qui tournent sur les smartphones de jeunes écoliers.

La facilité d’accessibilité à toutes sortes de pornographies par le biais d’internet et des téléphones portables mène les jeunes à une sorte de banalisation de la pornographie. Dès lors, d’autres phénomènes liés à cette problématique sont apparus : Voici deux exemples d’affaires qui ont été traitées par nos services cette année :

  • Une fillette de 5 ans a eu accès au téléphone mobile de son grand frère. Elle s’est dès lors filmée sous la douche et a publié la vidéo sur le réseau TikTok ouvert à tous.
  • Deux camarades de classe âgés de 8 et 9 ans ont contraint des élèves du même âge à des actes d’ordre sexuels en utilisant des objets.

Que faire ?

En tant que parents ou représentants légaux :

  • Il est avant tout important de vous informer sur ce que vos jeunes font sur leur téléphone portable.
  • Intéressez-vous à ce qu’ils font sur les réseaux sociaux et pourquoi ils aiment y passer du temps.
  • Même si vous n’avez pas toujours leur savoir-faire sur ces supports, n’oubliez pas que c’est vous qui devez leur transmettre le savoir-être.
  • Ne perdez pas le lien avec votre jeune. Selon son âge, sensibilisez-le aux différentes pornographies auxquelles il pourrait être confronté.
  • S’il vous arrive, de quelque manière que ce soit, d’être exposé à du matériel pornographique illégal, mieux vaut tout de suite en référer à la police. L’unité prévention de la Police cantonale ainsi que ses inspecteurs de la section mineurs et mœurs se tiennent à votre disposition et vous conseilleront.

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