Depuis le début de l’année, la Police cantonale a recensé plus d’une dizaine de cas d’escroqueries par le biais de cartes « PaySafeCard » en vente libre dans des kiosques et commerces. Les pertes financières sont importantes et en constante augmentation.

Les auteurs de ces escroqueries répondent aux annonces publiées par leurs potentielles victimes sur les sites de ventes en ligne. Ils se disent intéressés d’acquérir le bien mis en vente. Toutefois, en usant de différents stratagèmes, ils parviennent à convaincre les lésés de réaliser une avance de frais, afin, par exemple, de payer des frais de transports ou de douanes. Pour conforter les lésés dans leur erreur, un e-mail imitant parfaitement ceux d’une grande société est envoyé pour corroborer les dires de l’auteur qui invite les lésés à acquérir des cartes prépayées, telles « PaySafeCard ». Les montants réclamés ne sont pas très élevés : ils oscillent entre CHF 50.- et CHF 400.-. Pensant fournir une avance de frais à un institut reconnu et réputé (PayPal, Poste, société de déménagements, etc.), les lésés transmettent les codes permettant le débit de la carte. Les auteurs affirment dans leur courriel que cette somme sera intégralement reversée une fois la transaction réalisée. Dans certains cas, le colis est expédié par les lésés vers une adresse erronée en Suisse. Il est dans ce cas coutumier de recevoir un nouveau e-mail usurpé, indiquant une nouvelle excuse et exigeant à nouveau une avance de frais pour débloquer le transfert du colis.

Depuis le début de l’année, le montant total du dommage pour les cas dénoncés en Valais s’élève à CHF 16’800.-.

Pour éviter de tomber dans ce piège :

  • Soyez attentif aux liens fournis dans un e-mail – ils peuvent vous conduire sur des fausses pages internet, imitant en tout point le design de l’original.
  • L’adresse mail de la prétendue société doit être examinée avec attention. Par exemple : info@abmin.ch au lieu de info@admin.ch.
  • Proposez à l’acheteur de réaliser lui-même l’avance de frais pour la livraison de la marchandise.
  • Dans tous les cas, ne transmettez pas le code d’une carte de prépaiement dans ce genre de situation.
  • Il existe bons nombres d’autres techniques élaborées visant à soustraire des petites sommes. Soyez prudents et n’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre police cantonale !